Dans le cadre de ces rencontres mensuelles, le CEEI (Centre européen d’entreprise et d’innovation) a planché sur le rôle et l’intérêt que peut représenter le recours à un consultant pour les PME/PMI. Un exposé clair et concis de Pascale Garnier, consultante chez MCP Marketing.

Employeur : Comment choisir son consultant ?

Trois étapes, il ressort que la préparation du cahier des charges et du choix du consultant sont fondamentaux pour optimiser une mission. Il convient donc de bien définir et formuler ses attentes avant de chercher la personne ad hoc. Une phase de sélection essentielle pour la réussite du projet.
Il est également préconisé de mettre en concurrence différents bureaux afin de choisir la personne et la structure les plus adaptées à l’attente du chef d’entreprise. Les affinités humaines peuvent également être prises en compte sachant que le consultant va entrer dans l’intimité de l’entreprise. A ce titre, il faut lui donner une vision la plus large et la plus complète du fonctionnement interne de la société. Il faut également bien clarifier les moyens mis à la disposition du consultant et s’y tenir.

Une fois le contrat passé et dûment rédigé avec un calendrier, des objectifs précis et un échéancier pour les honoraires, on passe à l’exécution de la mission. Là, c’est le rapport entre le consultant et l’entreprise qui doit être construit à la fois sur la confiance et dans le respect des compétences des uns et des autres. « Chacun à sa place » en quelque sorte avec une relation qui doit être constante mais non pesante de part et d’autres. L’information doit circuler de façon fluide et constructive. A ce titre, il est recommandé de nommer un référant ou un comité de pilotage au sein de l’entreprise quand ce n’est pas le dirigeant lui-même. Comme le signale Pascale Garnier, « il ne s’agit pas de donner les clés de la maison » mais bien de« garder la main » tout en utilisant les compétences du consultant.

Enfin, une fois la mission terminée, il s’agit de s’assurer un suivi : savoir si le consultant a bien répondu aux attentes et si ses conclusions et suggestions sont adaptées à la réalité et l’environnement dans lesquels la société évolue. Cependant, il ne faut pas forcément attendre du consultant qu’il participe à la mise en œuvre des recommandations et préconisations qu’il a pu faire. Il n’est en effet pas nécessairement le mieux placé et ce n’est plus sa place.

Quelques conseils pour une mission réussie

Pour une mission réussi de votre consultant, suivez ces quelques astuces :

– exigez un planning
– la proposition commerciale doit être claire et détaillée
– notifiez bien les modes de paiement
– soyez vigilant sur les éventuels frais (déplacements, hébergements, repas…) et définissez par avance qui les prend en charge et à quelle hauteur
– refusez les modifications dans le déroulement de la mission sauf si elle est clairement justifiée, argumentée et notifiée par écrit