Après moult péripéties, l’aéroport de Nîmes-Camargue, un peu orphelin depuis quelque temps, vient de retrouver une famille adoptive. D’ailleurs son nom de baptême a été changé pour l’occasion. Il faut désormais l’appeler « aéroport de Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes » selon son acte de baptême.

Veolia transport va redynamiser l’aéroport

C’est la société Veolia Transport, division de Veolia Environnement, qui va désormais prendre en main la destinée de l’aérogare et des lignes aériennes pour le compte du syndicat mixte. Une délégation de 5 ans fait entrer ce grand groupe international dans le monde du transport aérien. Car si Véolia est déjà bien connu des collectivités pour l’exploitation de réseaux de transport urbain, c’est le premier pas du groupe dans le monde du transport aérien. Et là, il entend encore frapper fort dans un univers qui s’ouvre à la concurrence et surtout qui est en cours de structuration nouvelle notamment avec la dynamique des compagnies aériennes à bas coût.

Stéphane Richard, directeur général de Veolia parle même de« laboratoire » et de « vitrine » pour cette nouvelle activité que le groupe entend bien développer ailleurs après Nîmes. Et d’ajouter confiant et heureux de cette nouvelle activité : « on y croit ».

Des objectifs ambitieux pour le groupe

Comment pourrait-il en être autrement pour un groupe qui ne se lance pas dans ce type d’aventure sans garantie d’une part et sans ambition d’autre part. Côté garanties, Veolia peut compter sur le syndicat mixte qui s’est engagé par la convention de service public à apporter 1,3 million d’euros chaque année à la société. De son côté, Veolia a bien entendu des comptes à rendre. A savoir, dynamiser l’aérogare et surtout augmenter le nombre de passagers sur la plateforme nîmoise.

Dans un premier temps, le délégataire s’est engagé à aménager l’aéroport avec l’apport de 130 000 euros ainsi que préserver le personnel travaillant sur le site en l’intégrant à Veolia Tansport.
Dans un second temps, l’entreprise entend négocier de nouvelles destinations avec la seule compagnie actuellement en service sur le site (Ryanair) tout en prospectant d’autres compagnies susceptibles de choisir Nîmes comme base dans le grand sud.

Un combat qui s’annonce rude dans un univers en mutation et extrêmement concurrentiel comme le reconnaît volontiers Stéphane Richard. En attendant, le syndicat mixte qui regroupe Nîmes Métropole, le Grand Alès et le Conseil général du Gard se dit très confiant dans le re-décollage de l’aéroport d’autant que Veolia s’est engagé dans la perspective d’atteindre 300 000 passagers/an d’ici 5 ans. Soit 100 000 de plus qu’aujourd’hui.

Quelques chiffre sur Veolia Transport

– 2,5 milliards de voyages effectués
– 1,6 milliard de kilomètres parcourus
– présence dans 25 pays
– 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires
– 72 302 collaborateurs