Dans une société où les problèmes d’environnement sont devenus une priorité (peut-être même un peu tardivement), l’énergie devient une ressource dont on ne peut plus user sans se soucier des conséquences potentielles.

En quoi consiste la méthode CAUE ?

C’est dans ce contexte que le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Gard (CAUE 30) a récemment ouvert un « Espace Info énergie » à Nîmes. Une démarche pour informer les citoyens, les élus et autres entrepreneurs sur toutes les possibilités liées à l’économie d’énergie ou à ce que l’on qualifie de « nouvelles énergies » ou encore énergies renouvelables.

Cette permanence peut également renseigner sur les aides et autres avantages liés à l’utilisation de nouveaux matériaux et d’énergie renouvelable. On voit ainsi apparaître de plus en plus de matériaux qualifiés d’écologiques mais qui offrent surtout l’avantage de mieux isoler sans pour autant polluer. L’économie passe aussi par là. Le bois, les briques en chanvre ou encore les pergolas végétales sont autant de solutions nouvelles qui rencontrent de plus en plus d’adeptes.

Mais le temps est passé où ce type de matériaux était considéré comme quelques excentricités pour « baba cool attardés ». C’est même devenu une question de bon sens. Et l’on parle désormais « d’énergie positive » avec non seulement des énergies renouvelables mais avec une prise en compte en amont des problématiques écologiques comme simplement l’orientation d’une construction par rapport aux vents dominants ou même des formes d’un toit qui peuvent également contribuer à économiser l’énergie.

Une initiative qui connait un développement

A titre d’exemple, la « Maison de la Garrigue et des terroirs de l’olivier » récemment implantée à Marguerittes est sans doute la première maison écologique officielle dans le département. Elle répond également à une charte d’intégration dans le paysage. Car la préservation de l’environnement passe également par le respect visuel.

C’est le deuxième « Espace info énergie » (EIE) dans le Gard après celui d’Alès ouvert il y a trois ans. Financé par l’ADEME (Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) et les collectivités locales, c’est un réseau qui compte déjà 300 conseillers et 150 EIE en France. A Nîmes, une permanence sera assurée deux jours par semaine. C’est un service gratuit qui se veut aussi neutre et indépendant.