Depuis 1999, la création d’entreprise a explosé passant de 170 000 à plus de 200 000. Ce réveil de l’esprit d’entreprendre est très positif. Cependant, les dépôts de bilan connaissent eux aussi une croissance importante et c’est chaque année entre 40 000 et 50 000 entreprises qui disparaissent.

La difficulté d’entreprendre

Face aux difficultés que connaissent les entreprises, l’Etat s’efforce de prendre des dispositions destinées à améliorer la prévention des difficultés et faciliter l’arrêt d’une activité en douceur. Cette nouvelle procédure, dite de « sauvegarde » permet ainsi, depuis le 01/01/06, de déposer le bilan avant que la cessation de paiement soit avérée.

Le rôle des pouvoirs publics et notamment des Chambres de commerce et d’industrie est de prendre les problèmes en amont car il est plus facile de les résoudre et les solutions auront un impact beaucoup plus salvateur : entreprendre c’est aussi prévoir.

Selon un rapport de la CCI de Nîmes (qui recouvre l’ensemble du Gard hors arrondissement d’Alès), le taux de survie des entreprises se situe à :

– 59% sur 3 ans
– 43% sur 5 ans
– 34% sur 10 ans

Ces chiffres montrent bien la fragilité des entreprises.

Causes d’échecs

Selon les spécialistes de la CCI de Nîmes, les causes d’échecs sont multiples et peuvent prendre des formes variables. Malgré tout, une des premières causes constatées est le manque de cohérence entre le créateur et la profession qu’il vient à exercer.

Ainsi, il est nécessaire que durant le travail préparatoire à la création de l’entreprise, le postulant soit averti des exigences de la profession et informé de toutes les spécificités du domaine d’activité dans lequel il compte s’engager : on ne s’improvise pas boulanger, plombier…

Autre cause importante d’échec : le défaut d’une étude sérieuse de faisabilité et d’enquête du marché. Si le marché est saturé, il est préférable de tester une autre activité sous peine de connaître des difficultés de développement.

Les contraintes et les qualités requises

Le créateur doit donc accepter, au-delà des contraintes liées à son activité, celles qui sont propres au chef d’entreprise :

– Les contraintes vont même au-delà du professionnel et touchent l’ensemble du style de vie : habitudes, relations personnelles, niveau de revenu, volume de travail… La personnalité du chef d’entreprise est importante, le contrat qu’il va développer est un gage de réussite.
– Il faut adopter une attitude irréprochable et conforme aux attentes des clients, des partenaires et des employés.
– Il doit s’adapter rapidement et appréhender le contexte dans lequel il va désormais évoluer et passer la majeure partie de son temps.

Se lancer dans la création et gérer sa propre entreprise demande des qualités importantes et une mentalité propre à la gestion et au développement d’une affaire. Il faut être complet et avoir un mental solide pour résister à la pression et faire front lorsque des difficultés se produisent.

Au-delà des compétences propres à l’activité, que l’on pourrait qualifier de savoir faire technique, se lancer dans la création requiert des qualités de patience et de réflexion pour éviter de prendre les décisions sur un coup de tête ou de façon hâtive. Il faut donc être bon gestionnaire et réactif pour planifier, anticiper et budgéter ses mouvements de trésorerie.

L’évolution de la technologie, du matériel est à ne pas négliger. Il faudra budgéter le poste, faire des prévisions dans le temps.